Stop au gaspillage dans le secteur de la santé

Publié : 2 avril 2025 à 7h25 - Modifié : 7h57
Sébastien Ruffet - Journaliste

Journaliste généraliste, mais avec un attrait pour le sport, Sébastien est diplômé de l’Ecole de Journalisme (EDJ) de Nice. Après être passé dans plusieurs médias, aussi bien en radio qu’en TV ou en presse écrite, il a posé ses valises à Top Music en 2013. Expertise : Le sport (football et tennis en particulier), la musique, la photo

Gaspillage
C'est parfois une simple question de bon sens
Crédit : @DR

Ce mercredi 2 avril, c'est la 2ème édition de l'opération "Balance ton gaspi", organisée par le syndicat Convergence Infirmière, qui représente les infirmières libérales. Un rendez-vous national, qui trouve son écho à Strasbourg.

Les infirmières libérales sont quotidiennement confrontées au gaspillage, entre ordonnances surdimensionnées et achats des consommateurs. Selon une étude menée sur la base de 35000 cabinets composés de trois infirmiers en moyenne, le gaspillage est chiffré à 123 millions d'euros par mois, soit près d'1,5 milliard d'euros sur un an, équivalent carbone de 655 000 tonnes de CO² (entre la fabrication, le transport et la distribution des médicaments et autres matériels médicaux). 

Dans cette optique, l'opération #BalanceTonGaspi a pour but de sensibiliser tous les acteurs, du patient au praticien en passant par le pharmacien. "Cela peut concerner tout ce qui est pansements, dans des boîtes de 10, 20 contenants, les sondes urinaires, les traitements pharmaceutiques... Par exemple, il y a parfois des ordonnances délivrées pour trois mois, le patient va chercher à la pharmacie tous les mois son stock de trois mois, parce qu'il ne vérifie pas", explique Véronique Bier, représentante Grand Est du syndicat Convergence Infirmière, à l'origine de l'événement. 

Tout le monde est concerné

Dans cette histoire, tout le monde est concerné : "D'abord le patient lambda va pouvoir vérifier ses stocks à la maison pour ne pas acheter de traitements s'il n'en a pas besoin. Ensuite ça s'adresse à toute la profession médicale, para-médicale, de vérifier ce que le patient a déjà à son domicile pour ne pas prescrire trop de matériel." 

Pour marquer le coup physiquement, une collecte est organisée ce mercredi 2 avril de 14h à 16h30 place du Vieux Marché aux Poissons à Strasbourg, pour se rendre compte de ce qui traîne dans nos placards. 

Des propositions ont été faites par les infirmiers / infirmières libéraux dans cette optique, notamment sur le conditionnement des médicaments et la prescription à l'unité. Une loi a par ailleurs été adoptée ce 1er avril sur la prescription de pansements à 7 jours, ce qui limitera fortement la délivrance de ces produits qui traîneront ensuite quelque part dans la salle de bain... Quant aux économies réalisées, elles pourraient permettre d'augmenter les honoraires sans dégager de budget supplémentaire.